Caparrós vs. Chagaev

9 septembre 2011 — Poster un commentaire

CAPARROS234--644x362

Joaquin Caparrós est arrivé sur le bord du lac de Neuchâtel depuis Bilbao où il avait entraîné l’Athletic. Un club dont le stade a été surnommé « La Catedrál », ce qui résume l’exigence footballistique qui règne parmi ses aficionados.

L’entraîneur andalou a su imposer son idée de football au Pays basque . Muscle, rigueur, défense, caractère et jeu vertical. Ainsi, l’Athletic Bilbao s’est classifié pour l’Europa League grâce à sa sixième place au championnat.
Le club de Bilbao n’est pas une société anonyme, mais appartient à ses socios qui lors des élections de juillet ont choisi le président Josu Urrutia et son projet mené par le coach argentin Marcelo Bielsa. Il y a un mois, n’ayant pas été reconduit, Joaquín Caparrós a donc signé un contrat avec Neuchâtel-Xamax. Puis la semaine passée Bulat Chagaev l’a viré.

Annonçant son départ lors d’une courte conférence de presse, Joaquín Caparrós ne s’est pas répandu dans les médias romands à propos des raisons qui ont conduit à son limogeage. En revanche, il vient d’accorder une interview à « El Partido de las 12 », une émission de la radio espagnole « Cope ». Il raconte l’ingérence de Bulat Chagaev au sein de l’équipe, l’irruption du président tchétchène et de ses gardes armés dans les vestiaires, après le match nul contre Lausanne. Beaucoup trop de personnes étrangères à l’équipe l’envahissant dans son espace, raconte Joaquín Caparrós, heurté par le fait qu’en Suisse des personnes armées puissent accéder dans l’enceinte d’un stade. Une situation inacceptable pour cet entraîneur au caractère trempé qui a donc affronté Bulat Chagaev lui signifiant que dans les vestiaires seul l’entraîneur est le chef, et non pas le président. Un différend qui s’est transformé en dispute dont l’issue est connue.

« Joaquín Caparrós, heurté par le fait qu’en Suisse des personnes armées puissent accéder dans l’enceinte d’un stade »

Une situation aberrante qui a surpris les journalistes de « El partido de las 12 ».
À Bilbao, par exemple, où la passion viscérale et l’emportement irraisonné pour le football règnent, la présence d’hommes armés dans les vestiaires de la “La Catedrál” aurait profondément frappé, produisant un scandale sans nom.
Le commentateur vedette de l’émission Tomás Guasch, pour qui la manière de faire de Bulat Chagaev relève de la préhistoire, a exprimé tout son étonnement : «Ce qui choque le plus, c’est que cela puisse se produire en Suisse, un pays dont on ne connaissait à ce jour aucune autre type de violence que la volée de Federer». ♦

*interview de Joaquín Caparrós http://bit.ly/qo4907

*article publié par www.lameduse.ch

Pas de commentaire

Soyez le premier à entamer la conversation !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s