Archives de décembre 2011

Chers amis de « un ristretto ! », lecteurs de la première heure ou simplement passants qui avez recherché dans votre moteur de recherche préféré la signification du mot « ristretto » -plutôt qu’une séquence vidéo pour reluquer les seins des féministes ukrainiennes- et avez été catapultés sur ce blog malgré vous,

« un ristretto ! » fête ses premièrs six mois de vie et vous remercie pour avoir lu, cliqué, parcouru, repris, relancé ou simplement snobé les billets publiés. Vous avez donné vie à ce blog. Il s’agissait, au début du mois de juin, de constituer un terrain de jeu et d’exercice à l’écriture de billets, plus ou moins peaufinés et aboutis. Au fil des jours, et de vos visites, je me suis laissé prendre par le jeu et « un ristretto ! » aussi. Le plaisir de servir des cafés est non seulement intact, mais il augmente jour après jour. Dès le début, « un ristretto ! » a renoncé aux images, aux photos glanées sur internet, pariant sur une forme spartiate et –il est vrai- un brin austère.

« un ristretto ! » renonce à toute forme de publicité sur ses pages, dans l’espoir que les lecteurs ou les passants en apprécient l’absence : cela a un prix tout à fait acceptable qu’il ne vaut pas la peine de quantifier ici. La rédaction des billets et la recherche d’informations se font dans la limite du temps et de l’énergie disponibles, mais avec le souci continu de l’exactitude des informations. Bien entendu, des erreurs se glissent ici et là et grâce à votre attention ils ont été, dans la plupart des cas, corrigés.

Le blog reste ouvert à vos remarques, à vos critiques et à vos contributions. Depuis le début, « un ristretto ! » a parié sur la collaboration avec les autres. Un grand merci à www.lameduse.ch, à www.vigousse.ch, à www.bonpourlesoreilles.net, à www.lombard-street.ch, à www.peclet.wordpress.com, à Milan pour ses courriers et à tous ceux qui ont donné une visibilité à « un ristretto ! » ici et là, sur internet ou par le bouche à oreille.

Maintenant l’heure est aux embrassades, aux cotillons et aux bulles du champagne. Le café et « un ristretto ! » seront pour les prochains jours. Une pensée pour tous ceux qui n’ont rien à faire en cette fin d’année ; pour tous ceux pour qui la fin d’année n’est rien de plus –ni de moins- qu’une autre soirée passée en solitude.

Merci à vous tous, passants et lecteurs.

David Marín

contact.unristretto@gmail.com

PRIX • Larissa Sansour a été sélectionnée pour le Prix Lacoste Elysée. La photographe se plaint d’avoir été ensuite écartée pour un travail jugé trop propalestinien par Lacoste.

Le Musée de l’Elysée interrompt le Prix Lacoste Elysée 2011, suite à «la volonté du partenaire privé d’exclure Larissa Sansour, l’une des candidates du concours», a communiqué l’institution lausannoise. «Nous réaffirmons notre soutien à Larissa Sansour pour la qualité artistique de son travail et son engagement. Le Musée de l’Elysée lui a d’ores et déjà proposé de montrer au musée la série de photos «Nation Estate» soumise par cette dernière dans le cadre du concours. Depuis 25 ans, le Musée de l’Elysée défend avec force les artistes, leurs œuvres, la liberté artistique et la liberté d’expression.» Le communiqué du musée, tombé hier soir, met un terme à une semaine durant laquelle il a recherché une solution avec l’artiste refusée par Lacoste. Explications.

Elle avait carte blanche

Larissa Sansour, photographe palestinienne vivant à Londres, faisait partie jusqu’au mercredi 14 décembre du groupe des huit artistes nominés à la deuxième édition du Prix Lacoste Elysée 2011. Ce prix, doté de 25000 euros, est organisé par le Musée de l’Elysée de Lausanne en partenariat avec la marque de vêtements au crocodile. Invitée cet automne à participer au concours, elle avait reçu, comme les sept autres nominés, une bourse individuelle de 4000 euros. Le Musée de l’Elysée leur donnait carte blanche pour développer un projet autour du thème «La joie de vivre».

Tout semblait aller pour le mieux pour Larissa Sansour qui travaillait sur son projet, baptisé «Nation Estate»: une représentantion de la naissance d’un État palestinien imaginaire réduit à un seul et immense gratte-ciel. L’artiste avait fourni les trois photographies demandées par le musée. Jusqu’au 12 décembre, le site internet du musée présentait encore son nom parmi les nominés.

Son nom rayé de la liste

Il y a dix jours, tout bascule. Larissa Sansour reçoit un appel de Sam Stourdzé, le directeur du Musée de l’Elysée. Il lui annonce que Lacoste ne souhaite plus qu’elle participe au concours et lui signifie sa mise à l’écart du prix, selon les desiderata des responsables de Lacoste. Ceux-ci ont trouvé son travail exagérément propalestinien. Le nom de l’artiste disparaît de la liste des nominés sur le site internet.

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http://www.laliberte.ch/regions/le-musee-de-l-elysee-rompt-avec-lacoste-un-sponsor-accuse-de-censure-politique

www.laliberte.ch

A-League Rd 13 - Sydney v Central Coast

Le rideau vient de se fermer sur la première partie de la Liga, le championnat espagnol de football. L’euphorie du clásico– le match Barcelone vs. Real Madrid- appartient au passé. Le Barça vient de rentrer victorieux du Japon avec la Coupe du monde des clubs. Par contre, l’enthousiasme entre une fin de semaine et l’autre semble durer de moins en moins. Les émissions de radio dédiées au foot et les pages du cahier sport de la presse espagnole consacrent de plus en plus de place à l’économie et aux affaires liées au football. La crise a rattrapé le football, lui a enlevé la culotte et à découvert les fesses du roi.
 Car, comme nous l’avons constaté avec le cas de Bulat Chagaev, il y a des affaires liés au football qui dépassent le rectangle de jeu. L’Italie en a fait l’expérience aux débuts des années 2000, avec la faillite frauduleuse de colosses industriels Parmalat et Cirio, liés respectivement aux équipes de Parma et de la Lazio de Rome ainsi qu’à leurs présidents de clubs et patrons d’entreprise, Callisto Tanzi et Sergio Cragnotti. Le premier a été condamné en 2010 à huit ans de réclusion, tandis qu’une deuxième condamnation à 10 ans pour la faillite de «Parmatour» a été déclarée à son encontre le 20 décembre. Pour Sergio Cragnotti, la sentence a été prononcée le 4 juillet 2011: 9 ans de réclusion.

Aujourd’hui, c’est le football espagnol qui tremble, ainsi que l’univers trouble dans lequel il est immergé. Real Madrid et FC Barcelone se vantent de leur palmarès, mais la dette de chacune des équipes se situe autour des 500 millions d’euros. L’ensemble des clubs espagnols doit 700 millions au fisc. 21 clubs en Espagne ont recouru à la «ley concursal», une loi qui permet de suspendre le paiement des dettes, sous l’égide de l’administration publique, sans déclaration de faillite. A signaler le cas du club de Majorque, entraîné par Joaquín Caparrós. Ce dernier a été viré il y a quelques mois seulement par Bulat Chagaev. Ou celui du Racing de Santander, dont le président Ahsan Ali Syed, aujourd’hui recherché par Interpol, avait signé le contrat d’acquisition du club à Zurich dans les locaux de Credit Suisse.

« Le football est aussi fait d’argent d’origine douteuse et de sombres affaires qui méritent autant d’attention que celle consacrée chaque semaine pour savoir s’il y a eu penalty »

La récente enquête judiciaire à propos de l’affaire «Palma Arena», qui cherche à élucider un vaste réseau de corruption aux Iles Baléares et a touché un membre de la maison royale Iñaki Urdangarin, a impliqué aussi Fernando Roig, propriétaire de l’équipe de la Liga de Villareal. De plus, José Maria del Nido, président et actionnaire du FC Seville, a été condamné cette semaine à 7 ans et demi de prison en première instance, car impliqué dans l’affaire «Minutas», un vaste scandale de corruption et fraude à la Municipalité de Marbella entre 1999 et 2003.

Décidément, le football n’est pas que ballon, stades et supporters enflammés. Il s’agit aussi d’argent d’origine douteuse et de sombres affaires qui méritent autant d’attention et de ralentis que ceux consacrés chaque semaine pour vérifier si oui ou non il y a eu penalty. La Liga et le football en général, du coup, sont vraiment moins agréables à regarder.  ♦

*publié par www.lameduse.ch