Insultez mon Dieu, brûlez mon drapeau !

19 septembre 2012 — Laisser un commentaire

Giaconda 1953

〉 Insultez mon Dieu, brûlez mon drapeau, sodomisez mes croyances les plus intimes ! Faites-le comme bon vous semble. Soyez originaux ou bêtes, insipides ou méchants. Adonnez-vous au plaisir de cracher sur les saints qui me sont chers, sur les jours que je crois sacrés. Vomissez les symboles qui selon moi sont pourvus d’un pouvoir magique. Divertissez-vous dans la recherche de formules, phrases, poèmes et dessins qui pourraient offenser mes croyances intérieures. Moquez-vous de mon Prophète, de mon Messie ou du Sauveur venu sur terre pour me libérer, moi et mes semblables.

Essayez de convaincre les prescripteurs du sentiment d’offense chez les autres qu’il faut que je me sente attaqué dans mes convictions afin que j’organise une manifestation publique de ma colère et de mon indignation. Jetez de l’huile sur le feu, faites le brûler ! Insistez avec véhémence tant qu’il y aura quelqu’un prêt à vous écouter ou à véhiculer vos idées, vos écrits ou vos dessins.
Mettez à l’épreuve ma capacité de cohabiter de manière privée avec le sentiment d’avoir été offensé. N’en démordez pas, soyez persévérants ! Entêtez-vous pour me faire céder, afin que j’aille étaler ma susceptibilité sur la place publique. Stimulez mon intelligence et faites boxer ma pensée. Provoquez mes arguments ou mon total désintérêt. Médisez-la religion qui est la mienne, dénigrez les lieux que je crois sacrés. Dépréciez ma foi, faites-le publiquement. Cela vous amuse, vous fait jubiler ou provoque votre exaltation ? Je vous en prie, ne vous en privez pas.

« ne croyez surtout pas à celui qui pourra vous dire que je me sens offensé sans l’avoir entendu de ma propre voix. Et encore moins à celui qui se fera l’interprète, incitant à la haine, d’une haine qui n’existe pas »

Il est parfaitement inutile de vous rappeler que si vous tombez dans la calomnie ou la diffamation vous en êtes responsables et que la limite du jeu se situe là. Soyez donc prêts à encaisser une éventuelle riposte, ou à évaluer des arguments dans une bataille d’idées qui se déchirent sur le terrain délimité par la loi. Je ne peux pas vous garantir l’absence d’un aveu de faiblesse, ni d’une réaction en forme de coup de poing. Ou pire que ce sera l’indifférence ou qu’il n’y aura rien.

Enfin, ne croyez surtout pas à celui qui pourra vous dire que je me sens offensé sans l’avoir entendu de ma propre voix. Et encore moins à celui qui se fera l’interprète, incitant à la haine, d’une haine qui n’existe pas. S’il vous agace, cassez-lui la gueule. Alors ce sera votre guerre ; sachez que je n’y serai pour rien. ♦

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