Merci Cannes (et les ampoules…)!

27 mai 2013 — Poster un commentaire

L’annonce, le sourire ravi et à peine retenu. La tête en arrière, un soupir de soulagement. Un regard vers elle, il lui serre le bras. Il y va. Le discours a été préparé, mais sans faire le ridicule de devoir déplier une feuille arrachée d’un cahier spirale, d’un agenda de l’année passé. Il a été appris –presque- par cœur. C’est la répétition mentale par immersion imagée. Le moment a été visualisé, la réelle surprise est là. L’excitation se mélange à la satisfaction.

Ovation. Grande respiration. Les pas ont été légers. Pupitre, micro. Hésitation, surprise. Inspiration, tension, expiration.

Je…(grande expiration)…Merci ! Merci du fond du cœur… (le reste n’y est pas sans parler de l’appareil  digestif). Merci (le festival, le président du festival, le président du jury) : ça me touche (et ça va peut-être me faire toucher aussi tout en étant, pour un peu, intouchable) énormément (profondément ? extraordinairement ?) / ça me touche (avec hésitation).

Je ne m’attendais (absolument ? pas du tout ? ) pas à cette récompense (enfin, si, un peu / je la voulais beaucoup /  mais je ne vais tout de même pas le dire, enfin…) et voilà qu’elle est… (ici? là? entre mes mains? tombée du ciel?).  Je suis tellement bouleversé et/ou ému que les mots ont de la peine à jaillir (trop précieux ?) – se former – … (silence, hésitation, grand soupir / l’émotion).

Dans la carrière d’un cinéaste / acteur /  celui-ci –j’ai la chance de vivre maintenant (emphase), ici et maintenant- est un instant magique, mais éphémère. Car la seule raison, la cause, l’unique objectif est le…Cinéma. Une pensée / j’aimerais dédier ce prix / à une personne (climax) qui m’a été proche – qui m’a accompagné (un regard vers le passé, dans le vide, ailleurs) quand le désir de cinéma n’était –en moi- qu’en germe (silence) : le nom (pas de polémique, fédérateur, pas trop éloigné dans le temps). (effet – applaudissements?)

J’aimerais…je souhaite également remercier (  l’acteur / le réalisateur ) : « tu sais que ce film a été écrit pour toi », « sans toi tout ça n’aurait pas été possible », « tu es exceptionnel-le (bouleversant-e, magnifique, généreux). (Ne pas oublier : la justesse) . Tu as joué / mis en scène / avec une justesse incroyable / le jeu était juste, la direction était juste, parfaite, admirable, (intense?) (voire finesse).

Aussi, je sais que ça peut paraître banal (ça l’est, mais quand même), j’aimerais (vas-y donc !), remercier le(s) producteur(s) qui a cru dans le film, en moi. Quand l’aventure de ce film a commencé (gestation, écriture, réalisation) etc.

Je salue aussi (mais pas trop, il ne faut pas non plus exagérer), je souhaite saluer le travail (l’acharnement au travail ?) des techniciens (ou plutôt citer lumière/montage – il est vrai qu’il reste un conflit à régler)…sans eux (les ampoules – les lampadaires) etc.

Encore un mot, pour ne pas oublier (cause humanitaire, guerre oubliée) : c’est vraiment important.

Le cinéma est partage, le cinéma est émotion (le cinéma est engagement / le cinéma est générosité / le cinéma est la bénédiction des dieux ?).

(La voix cassée, les yeux qui brillent) : merci, merci encore, merci du fond du cœur (répétition, mais ça passe).

Merci Cannes ! Au revoir!

(ne pas oublier de me confirmer la réservation au restaurant)

-à revoir-

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