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 Il a neigé. La neige. Finalement, la neige. L’hiver, le ski. La neige. La neige. La poudreuse, l’or blanc. La neige, car il a neigé la neige de l’hiver. Finalement! L’attente de la neige et la neige: il a neigé. La neige, la poudreuse. L’or blanc. Il a neigé: le ski, l’hiver. Finalement. Les fêtes, la neige blanche, blanche la neige. La neige pour skier. La neige. Il a neigé comme l’hiver passé, moins que l’hiver d’avant. La poudreuse, il a neigé de la neige.

La neige, la poudreuse. L’or blanc. Il a neigé: le ski, l’hiver. Les fêtes. Après le fêtes, la neige. Blanche, la neige. Finalement, la neige. L’hiver, le ski. La neige. La neige. Il a neigé. Le ski, l’hiver. Finalement! Les fêtes et après les fêtes la neige blanche. Il a neigé comme l’hiver passé, moins que l’hiver d’après, plus que l’hiver prochain. La neige. Il a donc neigé. Finalement: l’hiver, le ski. La neige, la neige: la poudreuse, l’or blanc. Il a neigé la neige. La poudreuse, il a neigé. L’hiver, le ski. La neige. Le ski, la neige, l’or blanc.

« Finalement, la neige. L’hiver, le ski. La neige. »

L’attente de la neige. Et la neige car il a neigé. La neige, la poudreuse. L’or blanc il a neigé. Il a neigé c’est le ski, c’est l’hiver. Finalement! Les fêtes, la neige blanche, la neige pour skier. La neige qui neige. Il a neigé: le ski, l’hiver. Finalement. La neige: comme l’hiver passé, moins que l’hiver suivant. Les fêtes, la neige blanche. La neige. Il a neigé! Finalement: la neige, l’hiver et le ski. La neige? La neige. La neige: l’or blanc. Il a neigé. Le ski, l’hiver. Finalement. Après les fêtes, la neige blanche, la neige mouillée, la neige pour skier: la neige.

L’attente de la neige et la neige car il a neigé. L’hiver avec la neige après l’hiver avec la neige. La neige avant. La neige après. La neige pendant la neige. La poudreuse. Il a neigé, le ski, l’hiver. Les fêtes et après les fêtes? La neige blanche, la neige qui a neigé, la neige pour skier. La neige. Il a neigé, le ski, l’hiver. Il a neigé la neige. L’hiver blanc. La blanche neige.

L’hiver et la neige après les fêtes : la neige. Il a neigé la neige. La neige il a neigé. ♦

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〉   Il faut bien un décryptage : parce qu’une explication n’est pas suffisante, un commentaire est trop subjectif, une illustration est trop enfantine et un exposé glose de manière exagérée sur les critères analytiques présentés.

Il vaut mieux un décryptage : parce que cela évoque qu’il y a un monde extérieur hermétique à un regard naïf, impossible à percevoir pour le simple citoyen lambda et pour qu’une ménagère de moins de cinquante ans puisse comprendre ses gammes qui resteraient, sans un décodage savant, enfoncées dans la sombre opacité de l’incompréhension.

Toujours et encore un décryptage : nous aurions pu décortiquer un phénomène, disséquer un événement, ausculter une réalité, étudier des faits historiques, examiner des politiques publiques, réviser des comptes, vérifier des récits, attester de la véracité d’affirmations et d’assertions: mais nous préférons les décryptages parce que cela nous permet d’encoder l’objet prétendument crypté que nous avons choisi de décrypter selon le code qui nous convient. Est-ce incompéhensible ? Décrypage.

Par le simple fait d’expliquer, de raconter ou d’analyser, nous n’aurions pas pu revêtir notre présentation d’un fait ou d’un phénomène avec des caractéristiques nécessaires à notre opération de décryptage et c’est justement celle-ci à laquelle nous attribuons une prétendue valeur ajoutée. Car, bien qu’il n’ait y a jamais eu d’encodage préalable, par le fait de décrypter, ou de le prétendre, nous nous octroyons un rôle nécessaire, pour ne pas dire incontournable,  dans la compréhension du monde et de ce fait nous nous prétendons indispensables pour que le reste du monde puisse comprendre. En effet, la seule condition et la seule manière pour pouvoir décrypter est de connaître le principe et les clefs de l’encodage. Cependant, partager les clefs du cryptage avec ceux qui ne connaissent pas les codes serait une opération parfaitement nuisible à notre œuvre puisqu’il ne serait plus nécessaire, ni pour le citoyen lambda et encore moins pour la ménagère de moins de cinquante ans, de suivre notre « séquence décryptage ».

C’est pourquoi il faut continuer et décrypter : parce que le décryptage apparaît comme le levier de l’induction du besoin d’explications, de descriptions et d’analyses qui fonctionne à la fois comme un cercle vicieux et comme un cercle vertueux. A force de tout vouloir décrypter, tout paraît encore plus opaque et encodé. Donc il faut encore plus de décryptages. Cela mériterait une explication, toutefois le résultat induirait à moins de décryptages, car tout serait compréhensible. Est-ce clair ? Non ? Décryptage.

Au plus il fait sombre, au plus la torche est nécessaire pour faire de la lumière. Tandis qu’avec plus de lumière les temps s’assombrissent pour la torche censée éclairer et surtout pour celui qui la détient.