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〉Il y a de plus en plus cette tendance de ne plus rien commencer puisque tout débute. Finalement, c’est l’indice d’une représentation continue : quand tout débute et plus rien ne commence c’est comme si à chaque fois il y avait une première, une nouvelle et perpétuelle levée de rideaux. Si au tout début, par exemple, à la place du commencement il y avait eu un début alors le projet aurait été différent. Aujourd’hui, au contraire, le projet semble changer puisqu’il y a de moins en moins de fatalités et de plus en plus de défis. La fin d’un projet en appelle un autre, dans une courbe de croissance nourrie d’efficience. Il s’agit d’une tendance de plus en plus difficile à mesurer dans le discours, mais qui recherche un ensemble de mouvements qui se suivent. Les courbes du graphique de la vie dictent, résument et synthétisent les nouveaux projets, l’efficience et le début d’une nouvelle tendance qui généralement vise la hausse plutôt que la baisse.

De moins en moins de personnes peuvent s’extraire de cette tendance à relancer les défis, qu’ils soient du quotidien, professionnels ou carrément hédonistes. Alors tout débute car chaque mouvement de commencement est en réalité une série qui annonce un ensemble de décisions et d’actes qui s’assemblent d’abord dans un projet,puis dans un chantier qui ne peut pas commencer vu qu’il débute.

« Les courbes du graphique de la vie dictent, résument et synthétisent les nouveaux projets, l’efficience et le début d’une nouvelle tendance qui généralement vise la hausse plutôt que la baisse »

Prétendre que tout ne soit pas –de plus en plus- dévoré par les chantiers des défis et des projets ressemble aujourd’hui à un combat d’arrière-garde. Dans l’éternel commencement du même réside l’illusion de l’éloignement de la fin, c’est pourquoi il convient de débuter plutôt que de commencer. Proposer un autre chantier ou un projet différent serait aussi compliqué, puisqu’il serait inscrit dans le même type de démarche : sortir du défis permanent par un autre défis est en effet paradoxal.

Ayant de moins en moins d’idées pour sortir de l’impasse provoquée par de plus en plus de projets et de chantiers qui visent à la fois à l’efficience et à la croissance, laissant de moins en moins d’espaces à la respiration et à l’imprévu, le projet pourrait être celui de résister. A moins que résister  puisse se révéler trop dur. L’issue pourrait alors se matérialiser, dans un moment de détresse, dans l’abandon de tout projet. Laisser le chantier en l’état pour s’en extraire; renoncer aux courbes et aux tendances pour en finir. ♦